Le DPE à Perpignan

Mis à jour : septembre 2026

En bref

Sur les 34 580 DPE perpignanais publiés, 13 859 portent sur des logements bâtis entre 1948 et 1974, soit 40 % du parc. 87 % d'entre eux affichent des murs notés « insuffisants », contre 55,4 % au niveau national.

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Une génération qui décide de tout

Quarante pour cent du parc perpignanais tient dans une seule période de vingt-six ans, celle de l'expansion urbaine d'après-guerre.

Son verdict est presque unanime : près de neuf logements sur dix y portent la mention défavorable sur les murs. Aucun autre facteur, ni le quartier ni le type de bien, ne pèse autant que cette appartenance générationnelle.

Le bâti ancien s'en tire un peu mieux

Les 6 541 logements perpignanais antérieurs à 1948 se situent à 82,9 %, soit quatre points sous la génération suivante.

L'écart est plus faible qu'ailleurs, où la maçonnerie ancienne creuse souvent quinze à vingt-cinq points en sa faveur. Le mur catalan et les techniques locales expliquent cette particularité, développée sur sa page dédiée.

Et pourtant, un parc bien classé

17,6 % des logements perpignanais sont classés A ou B, 45,8 % en C, et 2,7 % seulement en F ou G.

La contradiction n'est qu'apparente : le calcul corrige la consommation selon la zone climatique, et la saison de chauffe retenue en plaine du Roussillon est courte. Une enveloppe médiocre y produit peu de déperditions comptabilisées, comme l'analyse la page classes du DPE.

Ce que la bonne note ne dit pas

Elle ne signifie pas que le logement est bien construit, mais qu'il consomme peu à chauffer, ici. La faiblesse de l'enveloppe reste entière et se manifeste ailleurs.

Elle se paie en été, quand la même absence d'isolation laisse entrer la chaleur, et la tramontane ne compense pas tout. Le diagnostic évalue désormais ce confort d'été, et sur ce terrain l'avantage climatique disparaît.

Les menuiseries, second poste local

23,2 % des diagnostics perpignanais classent les menuiseries « insuffisantes », contre 15,2 % au niveau national. Huit points au-dessus.

Sur ce poste, la preuve est plus simple à réunir que pour les murs : une facture de remplacement date la pose et décrit le produit, alors qu'une isolation intérieure ne laisse rien de visible une fois les finitions faites.

Ce que le calcul retient sans preuve

La visite ne comporte ni sondage ni dépose. Le diagnostiqueur consigne ce qu'il établit et n'a pas le droit de parier favorablement sur le reste.

Une hypothèse unique comble alors le vide, la plus défavorable admise : 2,5 W/(m².K), soit un mur dépourvu d'isolant. Sur treize mille logements d'après-guerre dont beaucoup ont été repris depuis, cette règle efface une masse considérable de travaux réels.

Ce qui fait office de justificatif

Le diagnostiqueur attend une caractéristique chiffrée, pas une intention. « Isolation des murs » ne lui apprend rien ; « laine de verre, 100 mm » change le calcul. N'importe quel support fait l'affaire dès lors qu'il porte cette précision.

Huit logements perpignanais sur dix appartenant à une copropriété, l'essentiel de ces informations transite par le syndic et non par le propriétaire du lot. La page DPE et copropriété détaille comment les obtenir.

La bascule de 1989

Les 2 695 logements perpignanais de la période 1989-2000 affichent 23,1 % de murs insuffisants, ceux de 2001-2005 13,2 %, ceux de 2013-2021 14,3 %.

L'arrêté du 5 avril 1988 explique ce palier : il a resserré les seuils d'isolation et intégré la performance des installations de chauffage et d'eau chaude au calcul réglementaire. Une réserve s'impose sur les périodes intermédiaires, les tables forfaitaires du calcul dépendant de l'époque déclarée.

Ce que le calendrier vise ici

3 932 logements perpignanais diagnostiqués sont classés E, F ou G, soit 11,4 % du parc. 140 se trouvent en G et ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; 789 sont en F et basculeront en 2028 ; 3 003 en E et suivront en 2034.

Un contrat de location en cours se poursuit jusqu'à son renouvellement, comme le précise la page passoires thermiques.

Quand commander le diagnostic

Vendre ou louer l'impose, et la classe doit figurer dans l'annonce dès sa parution. Le document se prépare donc avant la mise en marché.

Sur une maison individuelle ou un immeuble entier classé E, F ou G, un audit énergétique complète le dossier de vente : obligation en vigueur depuis avril 2023 pour les F et G, et depuis le 1er janvier 2025 pour les E.

Le prix, le délai, et l'intervenant

Le montant varie surtout selon l'ampleur de la commande, un dossier complet revenant bien moins cher que la somme des diagnostics pris séparément. Les ordres de grandeur locaux figurent sur la page prix d'un DPE à Perpignan.

La partie visible du délai, visite puis rapport, tient en quelques jours. La partie invisible, obtenir une date, en prend souvent bien davantage. Un dernier réflexe avant de signer : consulter l'annuaire ministériel, qui indique si la certification court toujours.

Le dossier catalan au complet

Le diagnostic termites est obligatoire à la vente dans les Pyrénées-Orientales et ne vaut que six mois, contre dix ans pour le DPE : une transaction qui s'étire peut le laisser expirer.

L'état des risques rassemble les aléas de la commune. S'y ajoutent le repérage amiante pour le bâti antérieur à juillet 1997 et le constat plomb pour les logements d'avant 1949. Un DPE établi depuis le 1er juillet 2021 vaut dix ans, il est opposable, et une erreur se conteste sur le descriptif avant de discuter la lettre. Le document rejoint ensuite le dossier pour vendre ou pour louer.

Questions fréquentes

Pourquoi une seule génération pèse-t-elle autant à Perpignan ?

13 859 logements diagnostiqués relèvent de la période 1948-1974, soit 40 % du parc, et 87 % d'entre eux portent la mention « murs insuffisants ». Aucun autre facteur, ni le quartier ni le type de bien, ne pèse autant que cette appartenance générationnelle.

Le bâti ancien perpignanais est-il mieux noté ?

À peine : 82,9 % pour les 6 541 logements d'avant 1948, contre 87 % pour l'après-guerre. Quatre points seulement, alors que la maçonnerie ancienne creuse souvent quinze à vingt-cinq points en sa faveur ailleurs. Le mur catalan et les techniques locales expliquent cette particularité.

Comment un parc aux murs mal notés est-il bien classé ?

17,6 % des logements perpignanais sont en A ou B et 2,7 % seulement en F ou G. Le calcul corrige la consommation selon la zone climatique, et la saison de chauffe retenue en plaine du Roussillon est courte : une enveloppe médiocre y produit peu de déperditions comptabilisées.

Une bonne étiquette signifie-t-elle un logement confortable ?

Pas en été. La faiblesse de l'enveloppe reste entière et se manifeste quand la chaleur entre, la tramontane ne compensant pas tout. Le diagnostic évalue désormais le confort d'été, et sur ce terrain l'avantage climatique disparaît.

Par quel poste commencer un dossier ?

Souvent par les menuiseries, notées « insuffisantes » dans 23,2 % des diagnostics perpignanais contre 15,2 % au national. La preuve y est plus simple à réunir : une facture de remplacement date la pose et décrit le produit.

Sources officielles

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